Rencontre d'autorités comoriennes et françaises à Paris / Source : www.stephanetroussel.fr

Plus de visa pour les Comoriens désirant se rendre en France

Rencontre d'autorités comoriennes et françaises à Paris / Source : www.stephanetroussel.fr

Rencontre d’autorités comoriennes et françaises à Paris / Source : www.stephanetroussel.fr

La décision est tombée ce dimanche 27 mars. L’ambassade de France à Moroni déclare à travers un communiqué qu’elle va désormais « étendre, dès le lundi 28 mars, la suspension de la délivrance de visas pour le territoire français à tous les types de passeports, sans préjudice d’autres mesures qui pourraient être prises dans les prochains jours ». La restriction des visas français a été jusqu’à ce jour limitée qu’aux seules autorités comoriennes. D’ailleurs, le Président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi avait essuyé un refus de visa lorsqu’il voulait se rendre sur l’île de la Réunion, le 18 mars dernier.

En effet, c’est une note de service émise par le ministère comorienne de la défense qui est à l’origine de la guerre diplomatique « une pièce d’identité est exigée à tout passager empruntant un avion ou un bateau à l’entrée comme à la sortie des postes frontaliers des Comores pour des raisons de sécurité ». Et depuis, les sans-papiers français expulsés de Mayotte ne sont plus autorisés à fouler le sol comorien, faute d’avoir présenté une pièce d’identité valide. L’ambassade de France à Moroni et la Préfecture de Mayotte ont répondu par des mesures de rétorsion en refusant d’accorder des titres de séjour à tous les Comoriens désirant se rendre ou s’établir sur le territoire français.

Des pourparlers ont été engagés mais sont à ce jour au point mort. « Depuis plusieurs jours, l’ambassade de France aux Comores a multiplié les entretiens et les réunions de travail avec les autorités comoriennes, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Des propositions concrètes ont été faites par la partie française pour répondre aux préoccupations exprimées par la partie comorienne, tant en ce qui concerne les questions de sécurité et de contrôle des flux migratoires, que s’agissant des questions humanitaires. Un projet d’accord comportant des dispositions concrètes et rapides a été finalisé samedi 26 mars. Ce projet devait être signé le 27 mars. Malheureusement, le gouvernement comorien a, une fois encore, préféré reporter cette signature et remettre ainsi en question le résultat de ces discussions constructives. L’ambassade de France exprime sa vive préoccupation face à ce revirement, qui semble témoigner que sa volonté de trouver rapidement un compromis satisfaisant pour les deux parties n’est pas partagée ». Les autorités comoriennes considèrent de leur côté « les propositions de la France insuffisantes » et « regrette[ent] que les Comores soient sanctionnées parce qu’elles ont appliqué le droit international, cela en protégeant ses ressortissants et en luttant contre la piraterie dans la région »

A Mayotte, le Préfet Hubert Derache a affirmé au cours d’une conférence de presse que les policiers « continuent à faire des interpellations. En dix jours, on a fait 31 kwassa (embarcations de fortune). On fait signer [aux personnes interpellées] leur APRS (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière) et on rentre leurs empreintes digitales dans notre base de données avant de les relâcher dans la nature. Le jour où on les arrêtera, on a déjà tous les éléments ».

La France a été le seul pays à avoir dénoncé les fraudes massives et les nombreuses atteintes aux Droits de l’Homme qui ont eu lieu lors des dernières élections présidentielles aux Comores. Et le Président Ahmed Abdallah Sambi soupçonne les diplomates de l’ambassade de France à Moroni d’être derrière les journalistes qui le rappellent à l’ordre en lui « sollicitant » de quitter le pouvoir sans délai puisque son mandat a expiré depuis plusieurs années.

Qui dit histrion dit politique, le narcissique et théoricien du complot Ahmed Abdallah Sambi aime bien offrir du spectacle à son peuple. Encore un (énième) quiproquo qui va lui permettre de s’éterniser au pouvoir.

F Dharma Eldorado 3

Wikileaks, venez nous sauver !!!!

Hacker

De nouveaux câbles diplomatiques mis en ligne sur le site consacré aux fuites d’information Wikileaks dévoilent au grand jour qu’Omar Bongo a, de son vivant bien sûr, détourné des fonds en faveur de partis politiques français. En vérité, cette nouvelle, secret de polichinelle par surcroît, a  laissé indifférents de nombreux comoriens. Pour une seule et unique raison : Les Comoriens ont toujours attendu de pieds ferme que cet « organe de renseignements le plus puissant au monde », comme aime à le vanter son fondateur, le cyberactiviste Julian Assange, leur dévoile enfin ce qui se cache derrière le tandem composés du président des Comores Sambi, qui est aussi connu sous les noms Père noël, Docteur Jekyll ou Mr Hyde et de l’homme d’affaire franco-syrien Bashar Kiwan.

Il y a quelques jours, un employé du quotidien Al-Balad Mayotte nous a mis dans le secret : « A ce qu’il paraît les renseignements généraux français se demandent d’où provient le fonds de fonctionnement du journal. Et ils ont même ouvert une enquête sur nous. D’ailleurs, parfois même, je me mets à douter du journal. Surtout quand nos salaires peinent à tomber à chaque fin de mois. Un de mes collègues m’a d’ailleurs appris que nos salaires sont versés de Moroni. Et c’est la raison pour laquelle ils arrivent toujours en retard.»

Et depuis notre équipe ne pense qu’en toucher deux mots aux hackers de Wikileaks. Elle ne pense qu’à la diffusion salvatrice de câbles diplomatiques mettant en cause le tandem docteur Jekyll-alias-Sambi-Bashar Kiwan. Que les hackers de Wikileaks jettent un œil sur les SMS et les courriels du maudit tandem et  disent aux Comoriens où sont passés les 200 millions de dollars de la vente de la citoyenneté économique à 4000 familles bédouines qui jusqu’à maintenant n’ont jamais foulé le sol comorien.  Toujours est-il que Bashar Kiwan s’est vu attribuer par Sambi alias Mr Hyde, en juin 2009, 175 millions de dollars, prélevés sur le fonds de la vente des passeports comoriens [oui en guise  de citoyenneté économique  plutôt utiliser le mot passeports comoriens parce qu’il paraît que  la société belge SEMLEX qui est à l’origine des passeports biométriques aux Comores a aussi été complice de cette transaction mafieuse].

En fait, les bédouins sont des apatrides  qui vivent aux Koweït. Et pour pouvoir voyager ou demander la nationalité koweitienne, il leur faut impérativement des papiers d’identités . En effet l’acquisition d’une quelconque titre d’identité est  naturellement impossible vu le fait que les bédouins n’ont pas de patrie. Autrement dit , l’achat de la citoyenneté comorienne leur a permis enfin de concrétiser leurs projets.

Beaucoup de Comoriens s’impatientent de savoir à quoi a servi la liasse de billets verts. Puisqu’aucun document officiel ne l’atteste jusqu’à ce jour. A part les rumeurs que le journal Al-Balad Mayotte fonctionne avec le fonds de la vente de la citoyenneté économique, personne ne sait ce que le tandem a fait de la liasse de billets verts. A part les rumeurs que bientôt Bashar Kiwan va créer une chaîne de télévision et une station de radio privées à Mayotte, personne ne sait ce que le tandem a fait de la liasse de billets verts. Ce qui est sûr, c’est que le 16 juillet 2008, Sambi a fait un communiqué au cours duquel il implique l’Emir du Koweït dans la transaction douteuse. Et quelque temps après, l’Emir du Koweït, par l’intermédiaire de son ambassadeur aux Comores avec résidence en Egypte, a fait un démenti formel à toute implication dans la transaction.

En 2009, Bashar Kiwan a été arrêté à Dubaï pour une affaire l’opposant au richissime Talal Alkhoury.  En fait, voilà la petite histoire. Talal Alkhoury avait investi 34 millions de dollars dans le projet d’une mise en place aux Comores d’une deuxième société de téléphonie mobile. Et l’Etat comorien, au nom de Mr Hyde, s’était associé à ce projet en délivrant gratuitement une licence d’exploitation à Bashar. Mais comme le projet ne voyait jamais le jour, Bashar avait vendu la licence d’exploitation à un autre opérateur de téléphonie mobile, le richissime Talal a porté plainte contre Bashar. Et certains disent que c’est grâce à l’intervention du Père Noël que Bashar a été relaxé par les autorités émérites.

Vraiment nous espérons que Wikileaks fasse la lumière sur ces affaires.

Julien Assange est né le 3 juillet en Australie. Il est le créateur de Wikileaks. Et après les révélations des télégrammes de la diplomatie américaine au mois de novembre dernier sur son site, il est accusé d’avoir eu des relations sexuelles consentantes mais sans préservatif avec une jeune femme suédoise. Il vient de révéler au monde entier que la prochaine guerre mondiale sera sans l’ombre d’un doute électronique : une cyberguerre.