Saïd AHAMADI

Interview avec Saïd Ahamadi « La rupéisation de Mayotte est une chance de développement pour les îles de l’Union des Comores « 

Saïd AHAMADI est, depuis le 3 avril 2011, le 3ème Vice-Président du Conseil Général de Mayotte : il est en charge de la coopération régionale et des affaires européennes. Rencontré par No man’s land, il évoque son combat mené autour de la rupéisation de Mayotte et ses nombreux projets axés sur la promotion d’une coopération régionale concrète et fructueuse entre Mayotte et l’ensemble des pays du Canal du Mozambique.

Saïd AHAMADI, 3ème Vice-Président du Conseil Général en charge de la coopération régionale et des affaires européennes depuis le 3 avril 2011.

1) No man’s land : En ce mois de juillet, Mayotte vient d’accéder au statut de Région ultrapériphérique de l’Union européenne (RUP). En votre qualité de vice-président chargé de la Coopération régionale et des Affaires Européennes, pouvez-vous nous dire ce que représente un tel statut pour Mayotte ?

Réponse : Après la consultation populaire du 2 juillet 2000, le législateur français fait évoluer par la loi du 11 juillet 2001 l’ancien statut de Collectivité territoriale de la République (TOM) en Collectivité Départementale qui prévoit la départementalisation à l’horizon 2010. La réforme constitutionnelle de 2003 permet l’inscription de notre archipel de Mayotte dans la Constitution de la 5ème République. Mayotte vient alors de tourner le dos définitivement au statut de territoire d’outre-mer (TOM) et par conséquent à la famille des pays et territoires d’outre-mer de l’Europe (PTOM). Par délibération du Conseil Général N°10/2003/CG du 31 janvier 2003 en effet, les conseillers généraux sous la Présidence du feu Younoussa BAMANA adoptent le principe de l’éligibilité de Mayotte au statut de région ultrapériphérique (RUP) à l’instar des 4 départements français d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion).
La validation du statut de RUP de Mayotte par la Commission Européenne, cet été, représente aujourd’hui l’aboutissement d’un combat politique initié par nos aînés, que nous avons su relayer avec efficacité. Mais, cette rupéisation va provoquer des conséquences économiques, sociales et culturelles majeures à Mayotte dès son entrée en vigueur en 2014.

2) No man’s land : Virtuellement, ce nouveau statut (RUP) ne devait être effectif qu’en 2014, pourquoi une anticipation du processus ?

Réponse : Le statut de « département d’outre-mer » approuvé le 29 mars 2009 à 95% des suffrages par les Mahorais, est intervenu le 31mars 2011 avec le renouvellement du Conseil Général. Cette anticipation du processus s’explique par les négociations liées à la réforme de l’Union européenne par l’adoption de la stratégie « Europe 2014-2020 » qui concerne également les régions ultrapériphériques (RUP).

3) No man’s land : Vous êtes en quelque sorte à l’origine de cette anticipation, dîtes-nous comment se sont déroulées les négociations ?

Réponse : Vous pouvez en effet le dire à propos des élus de Mayotte. Aux élections européennes de juin 2009, alors porte-parole des Forces progressistes (Alliance, MPM, Parti communiste rénové de Mayotte et Parti Social Mahorais), j’ai obtenu du député européen de la circonscription océan Indien Elie HOARAU, la nomination d’un cadre Mahorais en la personne d’ADACOLO Kira comme attaché parlementaire en charge du dossier « Europe » de Mayotte à Bruxelles.
Installé à Bruxelles dès janvier 2010 aux côtés d’Elie HOARAU, ADACOLO Kira a permis que Mayotte obtienne l’Instrument de préadhésion ; c’est à dire une enveloppe de près de deux millions d’euros pour assurer la formation des acteurs du public ou du privé qui auront à connaître l’utilisation des Fonds structurels européens.
Elu 3ème Vice Président du Conseil Général le 3 avril 2011, et chargé par le Président du Conseil Général de Mayotte Daniel ZAIDANI de la coopération régionale et des affaires européennes, je n’ai jamais ménagé mes efforts à propos de la mission qui m’a été confiée.
Les négociations se sont déroulées dans de bonnes conditions étant entendu que nous avons été capables de fédérer toutes les capitales européennes à notre projet porté par notre Gouvernement, et au final, par le Président de la République Nicolas SARKOZY lui-même.

4) No man’s land : Quels étaient les soutiens ?

Réponse : Depuis l’adoption du principe par la délibération du Conseil Général en 2003, les élus de Mayotte se sont contentés de voter des « vœux » transmis au Gouvernement par l’intermédiaire du Préfet de Mayotte. Mais, jamais un élu local avant moi ne s’est réellement attelé au travail de lobbying. A l’échelle de l’Europe et au sein des autres RUP, j’ai porté avec force et enthousiasme le dossier de Mayotte. On dit chez nous, « maji ya chijavou woujiva chijavouni[On défend mieux ses intérêts soi-même.]». Les soutiens ont été multiples.

Mon premier déplacement a eu lieu au Département et Région de La Réunion pour participer à la conférence de coopération régionale des 19 et 20 mai 2011. J’ai pu obtenir le soutien des collègues de La Réunion, notamment le Président de la Région ainsi que le Vice-Président délégué aux affaires européennes. Lors de cette conférence, j’ai rencontré madame Anne CROZAT, Chef de secteur-Secrétariat Général pour les affaires européennes au Ministère à Paris. Je l’ai sensibilisée sur la nécessité d’intégrer Mayotte dans les simulations financières dans le cadre des négociations européennes, notamment dans les perspectives financières concernant l’outre-mer.

En juin 2011, je me suis rendu en Sicile où j’ai sensibilisé, en marge des jeux des jeunes des îles européennes, les élus accompagnant leurs délégations sur le dossier RUP de Mayotte.

Du 26 au 30 septembre 2011, j’ai participé à l’assemblée générale de la Conférence des Régions Périphériques maritime d’Europe (CRPM) sous la présidence de Jean-Yves LE DRIAN qui a accepté d’être l’un des relais de la rupéisation de Mayotte dans les différents rencontres organisées avec les commissaires européens et le gouvernement français. A cette conférence, nous avons présenté notre département ; et nous avons insisté sur les atouts de notre archipel notamment dans la géopolitique et dans la richesse de sa biodiversité maritime. Notre présence a été saluée par tous les participants y compris les commissaires européens présents qui ont noté notre réel engagement d’intégrer la famille des RUP.

Du 11 au 16 octobre 2011, pendant la grève contre la vie chère, j’ai conduit une délégation de 27 personnes (cadres, élus et militants progressistes) à Bruxelles pour vivre l’Europe au Parlement. Durant ce déplacement, nous nous sommes entretenus le député européen Elie HOARAU et moi avec le Commissaire Michel BARNIER en charge du Marché intérieur et de la lutte contre les monopoles commerciaux, le mercredi 12.
A près avoir visité le parlement européen le 13 avec toute la délégation mahoraise, j’ai rencontré le 14, assisté de l’attaché du député européen et des camarades Darouèche BOINA, Hamada-Hamidou SIDI, Chamsidine BOURA à la Représentation française permanente à Bruxelles Jean- Noël LADOIS, chargé des RUP. Nous avons fait le point sur l’avancement de notre dossier RUP. Il m’a certifié que le dossier était bien ficelé et ne souffrait d’aucune contestation au niveau de la Commission européenne. Et que le Président de la République devait le déposer lui-même officiellement avant la fin du mois. Et que le Commissaire Johannes HAHN était favorable à notre proposition d’être acceptée comme « Membre observateur » au sein des RUP dès 2012.

Du 1er au 5 novembre 2011, je me suis rendu aux Antilles, en Martinique où a lieu la 17ème Conférence des Présidents des RUP sous la présidence de Serge LETCHIMY. Le vendredi 4 novembre, dans son intervention de clôture des travaux, le Commissaire Johannes HAHN a confirmé l’intégration de Mayotte dans la famille des RUP comme « Membre observateur » dès la 18ème Conférence des Présidents qui aura lieu en septembre 2012 aux Açores. A ce titre, j’ai été convié à la photo de famille des Présidents avec le Commissaire européen.
Ce travail de lobbying n’a pas été de tout repos. J’ai eu un agenda très chargé sur la scène nationale et européenne jusqu’au 6 juillet 2012.

5) No man’s land : Les conditions pour accéder au statut de RUP ?

Réponse : Seules les régions d’outre-mer des Etats membres de l’Union européenne peuvent accéder au statut de RUP. Les autres conditions tiennent à la bonne gouvernance (le respect de la démocratie, une transparence dans la gestion des fonds publics, etc.), à la capacité de respecter les directives européennes, autrement dit l’acquis communautaire…

6) No man’s land : Que bénéficiera Mayotte à travers ce statut ?

Réponse : Le département de Mayotte qui bénéficie seulement du FED à cause de son statut de PTOM jusqu’au 31 décembre 2013 recevra l’ensemble des Fonds structurels européens afin de rattraper ses retards en matière de développement économique et social. Le Fonds Européen Développement Régional (FEDER) et le Fonds Social Européen (FSE) restent les dispositifs financiers phares de l’Europe à propos des RUP. Mais il en existe au moins six, notamment le FEADER, le FEP. C’est une manne importante qui peut permettre la réalisation d’équipements d’envergure régionale ou internationale sur le territoire mahorais. A ces aspects économiques et financiers, les Mahorais renforcent en l’élargissant leur espace de liberté, de sécurité et de justice. Enfin, bien qu’éloigné du continent européen, Mayotte fait désormais partie de ce grand ensemble constitué de réseaux transeuropéens.

Saïd AHAMADI au milieu de ministres, Présidents de RUP, chefs de gouvernement des PTOM au 10ème Forum de l’OCTA-UE, le 25 janvier 2012, Bruxelles, au hall de « The Hotel »,

Saïd AHAMADI au milieu de ministres, Présidents de RUP, chefs de gouvernement des PTOM au 10ème Forum de l’OCTA-UE, le 25 janvier 2012, Bruxelles, au hall de « The Hotel »

 

7) No man’s land : L’Union des Comores, par la voix de son Ministère des affaires étrangères, a dénoncé la rupéisation de Mayotte par le Conseil Européen. Quel message adressez-vous à vos homologues de l’Union des Comores concernant la rupéisation de Mayotte ?

Réponse : La rupéisation de Mayotte est une chance de développement pour les îles de l’Union des Comores. Nos frères élus ou ministres comoriens ne doivent pas continuer à adopter une position rétrograde au vu de l’évolution du monde. Cette attitude qui consiste à critiquer toute évolution de l’archipel mahorais voisin pénalise en premier lieu les ressortissants comoriens sur place ou installés à Mayotte.
C’est surtout une position défendue par une élite politique et un corps intermédiaire (composé de journalistes, intellectuels, responsables d’associations) qui, même minoritaires, tentent de masquer leurs propres insuffisances dans la gestion des affaires publiques aux Comores.
Je leur demande enfin de regarder la vérité en face en abandonnant leur projet désuet de vouloir intégrer Mayotte dans l’ « Etat » comorien. Les autorités comoriennes ont tout à y gagner en nouant des relations saines de coopération régionale avec nous au lieu de pousser à la mer leurs ressortissants à bord d’embarcations de fortune, les « japawa » et périr le plus souvent dans les eaux du lagon de Mayotte.
Je voudrais qu’ils pensent au Jugement dernier puisqu’ils se disent musulmans.


8) No man’s land : Une mission sénatoriale française, composés d’élus de différents bords politiques, en visite ce mois-ci à Mayotte, préconise la suppression du visa Balladur et une coopération sérieuse entre la France et l’Union des Comores. Quelle est votre réaction vis-à-vis d’un tel projet ?

Réponse : La suppression de ce visa n’est pas la panacée, même si cela aura un effet positif psychologiquement aux Comores et dans les îles du Canal de Mozambique en général.

Les Mahorais et les habitants des trois îles autonomes (Anjouanais, Mohéliens et Grand- Comoriens) de l’Union des Comores doivent s’asseoir autour d’une table et régler les problèmes existentialistes qui se posent à nous. Le problème, ce n’est pas tant le « visa Balladur » même s’il cristallise les tensions. C’est plutôt le mal vivre aux Comores, le désespoir qui engendre l’immigration irrégulière disproportionnée à Mayotte, ravivant ainsi les haines primaires et les rancoeurs. La mauvaise gestion administrative et financière aux Comores est parmi les réelles de la faillite de l’Etat comorien. Il est urgent de réhabiliter la notion d’Etat dans la conscience des Comoriens, et surtout le respect des institutions fondées sur des bases démocratiques partagées par l’ensemble de la population.

9) No man’s land: Vous serez à Moroni au mois d’octobre prochain. Quel est le but de cette visite ? Autrement dit, que doit-on s’attendre de ce séjour ?

Réponse : Maire de Koungou de 2001 à 2007, j’allais régulièrement dans les îles de l’Union des Comores. Ainsi, j’ai appris beaucoup de l’histoire et de la société comorienne. J’ai pu relever les points de convergence et les points de discorde avec notre société mahoraise. J’ai noué des contacts précieux dans la recherche d’une solution au dilemme de nos îles du Canal de Mozambique.

Depuis 2007, le revirement politique inattendu du Président comorien Sambi m’a décontenancé, et je ne suis plus jamais retourné à Moroni. L’orientation islamique du régime était devenue un facteur de blocage. Les Comoriens, musulmans mais laïcs, ne parlent pas l’arabe pour la grande majorité d’entre eux.

Aujourd’hui, de par mes responsabilités au sein du Conseil Général de Mayotte, je me dois de ma rendre à Moroni après avoir rempli avec succès la mission européenne et après la conclusion de deux conventions stratégiques de coopération régionale avec deux régions malgaches, Diana au Nord et Boeny au Sud-ouest en octobre 2011.

Je me dois d’accompagner et de favoriser l’intensification des économiques et commerciaux avec les Comores, notre principal partenaire dans la région. Les sources de notre douane attestent que dans les échanges en valeur dans la zone océan Indien, les Comores restent le premier partenaire économique de Mayotte, de loin devant tous les autres. Les Mahorais exportent aux Comores à hauteur de 707 millions d’euros par an (chiffres douane France 2004). Dans le contexte de crise mondiale actuelle, nous devons travailler de manière intelligente avec nos principaux partenaires dans un esprit de co-développement ; autrement dite, la coopération « gagnant -gagnant ». Je m’inscris dans les orientations de notre Gouvernement, notamment celles du ministre des affaires étrangères et européennes Laurent FABIUS qui place le développement économique comme sa première priorité dans le cadre de la diplomatie française.

10) No man’s land : Le président du Conseil Général de Mayotte, notamment Daniel Zaïdani, envisage d’intégrer Mayotte dans la Commission de l’Océan indien. Sachant que seul un Etat a le droit d’intégrer la COI, que même Zanzibar après maintes demandes a toujours essuyé un refus et que c’est seulement la France qui est membre de la COI, mais pas la Réunion, dites-nous, vous qui êtes dans le secret des dieux, comment Mayotte va-t-elle procéder pour être membre de la COI ?

Réponse : Que Mayotte siège dans la COI, c’est un projet que je partage. Malgré la difficulté de la réalisation d’un tel projet comme vous le suggérez, nous travaillerons avec les différents acteurs (en particulier notre Etat et la région Réunion) pour relever le défi de la cohérence dans la coopération régionale avec notre reconnaissance comme Département et Région ultrapériphérique de l’Europe.


11) No man’s land : Une délégation de jeunes mahorais a participé au 8 ème jeu des îles de l’Océan Indien qui se sont déroulés ce mois-ci à Moroni. Quelles sont les leçons que nous devrions tirer de cet évènement ?

Réponse : Tout ce qui participe au développement des rencontres entre les jeunes de l’océan Indien doit être encouragé. Ces échanges permettent aux uns et aux autres de corriger leurs préjugés négatifs, et d’appréhender l’avenir avec sérénité. La connaissance mutuelle des populations de la zone océan Indien permettra de mieux identifier des projets communs de développement. Mayotte doit se doter des équipements sportifs adéquats pour accueillir un jour ces jeux, en 2020 par exemple. Au-delà nos devises nationales respectives (Unité, Solidarité et Développement pour l’Union des Comores, et Liberté, Égalité et Fraternité pour la France), j’invite les différents responsables à plus de courage et d’audace dans nos relations communes afin de relever les nombreux défis qui se présentent à nous. Assez de faux-fuyants!

F Dharma Eldorado 3

Wikileaks, venez nous sauver !!!!

Hacker

De nouveaux câbles diplomatiques mis en ligne sur le site consacré aux fuites d’information Wikileaks dévoilent au grand jour qu’Omar Bongo a, de son vivant bien sûr, détourné des fonds en faveur de partis politiques français. En vérité, cette nouvelle, secret de polichinelle par surcroît, a  laissé indifférents de nombreux comoriens. Pour une seule et unique raison : Les Comoriens ont toujours attendu de pieds ferme que cet « organe de renseignements le plus puissant au monde », comme aime à le vanter son fondateur, le cyberactiviste Julian Assange, leur dévoile enfin ce qui se cache derrière le tandem composés du président des Comores Sambi, qui est aussi connu sous les noms Père noël, Docteur Jekyll ou Mr Hyde et de l’homme d’affaire franco-syrien Bashar Kiwan.

Il y a quelques jours, un employé du quotidien Al-Balad Mayotte nous a mis dans le secret : « A ce qu’il paraît les renseignements généraux français se demandent d’où provient le fonds de fonctionnement du journal. Et ils ont même ouvert une enquête sur nous. D’ailleurs, parfois même, je me mets à douter du journal. Surtout quand nos salaires peinent à tomber à chaque fin de mois. Un de mes collègues m’a d’ailleurs appris que nos salaires sont versés de Moroni. Et c’est la raison pour laquelle ils arrivent toujours en retard.»

Et depuis notre équipe ne pense qu’en toucher deux mots aux hackers de Wikileaks. Elle ne pense qu’à la diffusion salvatrice de câbles diplomatiques mettant en cause le tandem docteur Jekyll-alias-Sambi-Bashar Kiwan. Que les hackers de Wikileaks jettent un œil sur les SMS et les courriels du maudit tandem et  disent aux Comoriens où sont passés les 200 millions de dollars de la vente de la citoyenneté économique à 4000 familles bédouines qui jusqu’à maintenant n’ont jamais foulé le sol comorien.  Toujours est-il que Bashar Kiwan s’est vu attribuer par Sambi alias Mr Hyde, en juin 2009, 175 millions de dollars, prélevés sur le fonds de la vente des passeports comoriens [oui en guise  de citoyenneté économique  plutôt utiliser le mot passeports comoriens parce qu’il paraît que  la société belge SEMLEX qui est à l’origine des passeports biométriques aux Comores a aussi été complice de cette transaction mafieuse].

En fait, les bédouins sont des apatrides  qui vivent aux Koweït. Et pour pouvoir voyager ou demander la nationalité koweitienne, il leur faut impérativement des papiers d’identités . En effet l’acquisition d’une quelconque titre d’identité est  naturellement impossible vu le fait que les bédouins n’ont pas de patrie. Autrement dit , l’achat de la citoyenneté comorienne leur a permis enfin de concrétiser leurs projets.

Beaucoup de Comoriens s’impatientent de savoir à quoi a servi la liasse de billets verts. Puisqu’aucun document officiel ne l’atteste jusqu’à ce jour. A part les rumeurs que le journal Al-Balad Mayotte fonctionne avec le fonds de la vente de la citoyenneté économique, personne ne sait ce que le tandem a fait de la liasse de billets verts. A part les rumeurs que bientôt Bashar Kiwan va créer une chaîne de télévision et une station de radio privées à Mayotte, personne ne sait ce que le tandem a fait de la liasse de billets verts. Ce qui est sûr, c’est que le 16 juillet 2008, Sambi a fait un communiqué au cours duquel il implique l’Emir du Koweït dans la transaction douteuse. Et quelque temps après, l’Emir du Koweït, par l’intermédiaire de son ambassadeur aux Comores avec résidence en Egypte, a fait un démenti formel à toute implication dans la transaction.

En 2009, Bashar Kiwan a été arrêté à Dubaï pour une affaire l’opposant au richissime Talal Alkhoury.  En fait, voilà la petite histoire. Talal Alkhoury avait investi 34 millions de dollars dans le projet d’une mise en place aux Comores d’une deuxième société de téléphonie mobile. Et l’Etat comorien, au nom de Mr Hyde, s’était associé à ce projet en délivrant gratuitement une licence d’exploitation à Bashar. Mais comme le projet ne voyait jamais le jour, Bashar avait vendu la licence d’exploitation à un autre opérateur de téléphonie mobile, le richissime Talal a porté plainte contre Bashar. Et certains disent que c’est grâce à l’intervention du Père Noël que Bashar a été relaxé par les autorités émérites.

Vraiment nous espérons que Wikileaks fasse la lumière sur ces affaires.

Julien Assange est né le 3 juillet en Australie. Il est le créateur de Wikileaks. Et après les révélations des télégrammes de la diplomatie américaine au mois de novembre dernier sur son site, il est accusé d’avoir eu des relations sexuelles consentantes mais sans préservatif avec une jeune femme suédoise. Il vient de révéler au monde entier que la prochaine guerre mondiale sera sans l’ombre d’un doute électronique : une cyberguerre.